Swissmetro n'a pas dit son dernier mot
Traverser la Suisse de Genève à Saint-Gall en moins d'une heure. Lancé dans les années 1990, le projet Swissmetro avait fait rêver les pendulaires. Mais c'était alors trop tôt, trop cher. Au Parlement fédéral, l'UDC vaudois Jean-Pierre Grin souhaiterait qu'une nouvelle étude soit réalisée. Il a déposé cette semaine un postulat allant dans ce sens.
Dernière tentative pour gagner quelques voix avant les élections? Le conseiller national évoque surtout son engagement contre la suppression de certains arrêts de trains ICN en provenance de Bâle et de Zurich à Morges et à Nyon et ses doutes quant à la réalisation rapide d'une troisième voie entre Lausanne et Genève. Pour lui, Swissmetro serait la solution laplus écologique et rationnelle pour décharger le trafic ferroviaire là où il faut de toute urgence des capacités supplémentaires.
Ainsi, l'étude de faisabilité, selon Jean-Pierre Grin, devrait porter sur le tronçon Genève-Lausanne-Berne. Il demande de chiffrer les coûts d'une telle réalisation et d'évaluer les délais pour la mise en service de ce premier segment.
En 2009, Swissmetro AG avait jeté l'éponge suite à l'absence d'intérêt d'investisseurs pour réaliser un tronçon test. La société a ensuite été liquidée mais le projet et les droits ont été transmis à l'EPFL. Pour Jean-Pierre Grin, Swissmetro n'est pas mort.
M. G.